La pièce repose sur la rencontre d’un très bon connaisseur de la pensée de Teilhard de Chardin, André Daleux, ex-Président du Centre Teilhard de Chardin (Nord) et d’un homme de théâtre Jean Quercy, passionné par les adaptations à la scène de textes contemporains historiques ou philosophiques. De cette collaboration est née une pièce à la genèse improbable, car comment faire entendre sur la scène d’un théâtre la pensée d’un religieux, d’un scientifique et d’un philosophe aussi riche et complexe que celle de Pierre Teilhard de Chardin ?

Médecin généraliste, non croyant, André Daleux avait été amené à s'interroger dès le début de sa carrière, sur le sens de sa vie au contact avec la souffrance et la mort de ses patients. La découverte vers 33 ans de la pensée de Pierre Teillhard de Chardin, lui fait entrevoir une solution dans cette pensée rapprochant la foi et la science d'aujourd'hui, notamment Relativiste et Quantique. Il réalise depuis lors chaque année des conférences pour vulgariser la pensée de Teilhard et faire comprendre aux agnostiques qu'il est possible, avec une certaine rationalité, d'admettre que le Monde, et donc notre vie ont un sens. De sa longue expérience de débats autour de cette personnalité étonnante, André Daleux a nourri l'envie de rendre accessible à tous cette pensée complexe à partir d'un premier canevas d'un spectacle qu'il avait situé dans le cadre d'un Café philosophique.

Jean Quercy a retravaillé ce texte et l'a théâtralisé en imaginant une situation très banale, la rencontre entre un homme et une femme dans un cabinet médical puis un hôpital, qui parlent, se parlent des indiens du Canada, du printemps qui revient, de la vie et de la mort qui arrive pour l'un des deux. Il s'est appuyé dans ses recherches à propos des tribus Huronnes et Crees sur les travaux de l'universitaire canadien Paul Perron et sur les romans de l'écrivain d'origine indienne, Joseph Boyden.